Du secteur psychiatrique au territoire de santé mentale

septembre 9, 2009 · Classé sous Conseil local santé mentale 

Une analyse statistique des données transmises par les Centres Médicaux Psychologiques à leur tutelle en 2003, montre des inégalités géographiques persistantes de l’offre de soins. Une partie des causes de disparités relève de l’environnement propre à chaque aire géographique.
Les différences sont expliquées par des inégalités de dotation en moyens matériels et humains, par l’organisation des horaires d’ouverture, par la proportion des activités exercées en ambulatoire, visites à domicile ou des équipes mobiles. Le nombre de places en centre d’accueil et de crise reste faible (de 0 à 3% du nombre total de places), les interventions en urgence occupent de 3 à 12% des personnels (en équivalent plein temps). Les CMP ayant développé des alternatives à l’hospitalisation à plein temps sont situés dans les départements où l’offre de psychiatrie libérale est restreinte. Ainsi, après cinquante ans d’application, la sectorisation n’a pas encore abouti à un équilibre satisfaisant.
Une des solutions est la création d’un Groupement Local de Coopération (GLC) pour la santé mentale, intègrant le secteur psychiatrique aux autres « partenaires » de la santé mentale : médecine libérale, établissements privés lucratifs et non lucratifs, sanitaires et médico-sociaux, associations d’usagers, collectivités locales. Dans ce cas le centre de gravité des pouvoirs de décision se déplacerait de l’hôpital public vers la « communauté », le territoire étant piloté par l’Agence Régionale de Santé (ARS).

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