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MIEUX CONNAITRE LA SCHIZOPHRENIE
Les psychoses schizophréniques sont des maladies
psychiatriques graves et fréquentes qui frappent 1 % des
jeunes adultes ; elles se déclarent généralement
entre 15 et 30 ans.
Débutant souvent par un sentiment d’étrangeté,
ces troubles sont caractérisés par la coexistence
de signes dits "positifs" (hallucinations, délires)
et de signes "négatifs" (repli sur soi,
indifférence aux problèmes quotidiens, isolement
social). L’évolution varie : parfois transitoires
(bouffées délirantes), ces troubles évoluent
dans les 2/3 des cas vers des formes chroniques invalidantes.
Il faut les détecter et les soigner
dès que possible.
La souffrance est intense et la mortalité
est importante à tous les âges. Le risque de suicide
est grand, surtout parmi les malades jeunes où il est 45
fois plus élevé que parmi la population générale
de même âge. Des conduites addictives sont
fréquemment associées à la schizophrénie,
notamment tabac, alcool et cannabis. Dans les états de
crise et en l’absence de soins, irritabilité et
agressivité ne sont pas rares et peuvent conduire à
des incarcérations.
Une vulnérabilité génétique
est à l’origine de la maladie, mais elle ne s’exprime
qu’une fois sur deux environ, on ne sait pas encore sous
l’influence de quels facteurs. Ce pourrait être très
tôt pendant la grossesse, quand le cerveau se différencie,
mais les troubles ne deviendraient visibles que plus tard.
Les neuroleptiques sont des médicaments puissants
et sûrs qui n’engendrent, semble-t-il, ni dépendance
ni accoutumance. Ils permettent le contrôle des symptômes
positifs et, pour certains, améliorent les symptômes
négatifs. Les neuroleptiques compensent le dysfonctionnement
cérébral en agissant sur les neurotransmetteurs
et les neurorécepteurs, mais ils ne le guérissent
pas : il faut donc les prendre aussi longtemps que le dysfonctionnement
persiste sous peine de graves rechutes.
Leurs effets secondaires varient selon les molécules. Les
neuroleptiques sont inefficaces ou peu efficaces dans 10 à
20 % des cas (schizophrénies résistantes).
Grâce aux médicaments, la plupart des malades sont
soignés en ambulatoire.
Nécessaires, les médicaments ne suffisent généralement
pas pour assurer la réintégration sociale des personnes
schizophrènes et d’autres thérapies, rééducatives,
sont à mettre en oeuvre ; elles ont surtout pour cible
les symptômes négatifs comme l’indifférence
face aux contingences matérielles ou l’isolement
social. Malheureusement ces thérapies ne sont pas encore
partout disponibles. Enfin, certains malades sont peu autonomes
et l’on cherche à créer pour eux des lieux
ouverts leur offrant une bonne qualité de vie.
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