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LE LIVRE VERT
PREMIERE PARTIE SCHIZOPHRENIE : ETAT DES LIEUX
CHAPITRE II : QUI SONT LES MALADES SCHIZOPHRENES
OU VIVENT-ILS ? COMMENT VIVENT-ILS ?
5. DES HANDICAPS PHYSIQUES PEUVENT S'AJOUTER A CEUX
DUS AUX DEFICIENCES PSYCHIQUES Il s'agit souvent de séquelles
consécutives à des accidents ou à des suicides, par défenestration
par exemple.
6. L'AIDE INDISPENSABLE EST ESSENTIELLEMENT APPORTEE
PAR LES PARENTS, MAIS A QUEL PRIX ?
(a) Le rôle des familles est essentiel dans tous
les domaines Nous le verrons en détail dans le prochain chapitre.
Pour mémoire citons : la gestion des médicaments pour les malades
qui ne l'assurent pas eux-mêmes (50 % de la cohorte), le logement
pour les malades qui cohabitent avec les parents de façon permanente
(38 %) ou pour ceux qui y passent une partie de leur temps, les
obligations de la vie quotidienne (les intervenants étrangers
sont rares) y compris pour ceux qui vivent dans un logement indépendant
et pour ceux qui sont en institution ou à l'hôpital. Ils assurent
aussi souvent la gestion des ressources et des papiers administratifs
et c'est d'eux que les malades reçoivent le soutien affectif (sauf
pour ceux qui vivent en couple).
(b) Prendre soin d'un malade a un prix pour des
parents qui ne sont plus jeunes (ils ont souvent la cinquantaine
quand leur enfant tombe malade). La vie professionnelle est touchée
s'ils sont encore en activité, ainsi que les occupations sociales
et récréatives (" on ne peut la laisser seule un jour "). L'impulsivité
et l'agressivité du malade créent des tensions surtout en cas
de cohabitation : 70 % des proches parlent d'agressivité verbale,
30 % de déprédations matérielles (bris d'objet, incendies) et
20 % de violences physiques. Il n'est donc pas étonnant que Bungener
constate un effet sur la santé des parents et des proches (en
particulier les frères et sœurs). Ces faits devraient faire réfléchir
ceux qui considèrent " normale " l'aide apportée par la famille
à son proche en souffrance
Suite...
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