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LE LIVRE VERT
DEUXIEME PARTIE
SCHIZOPHRENIE : CE QUE PROPOSE SCHIZO ?… OUI !
POUR ASSURER UNE VIE MEILLEURE AUX PERSONNES MALADES
CHAPITRE IV : QUE FAIRE POUR AMELIORER LES SOINS
?
1. IL FAUT GARANTIR L'ACCES AUX SOINS DES MALADES
EN CRISE.
La position de " Schizo ? ...Oui ! " se résume ainsi
: " Hospitalisation sans consentement des malades mentaux en crise
: la société doit virer sa cuti ! " Aider, quand cela s'impose
à l'hospitalisation d'un malade, victime d'une crise psychotique
est un devoir. Celui qui s'y dérobe commet une faute !
(a) L'accès aux soins des malades en crise doit
être considéré comme une priorité absolue Si cet accès n'est pas
garanti, on se rend coupable de délaissement et de mise en danger
de la vie d'autrui. Le point de vue de " SCHIZO ? ...OUI ! " a
été exposé dans la communication déjà citée en référence (Letrouit
et Misset, 2000) et il a été rappelé en préface.
i. Il faut modifier ou remplacer la loi de 1990
LA NOUVELLE LOI DOIT PROCLAMER LE DROIT DES MALADES
EN CRISE A ACCEDER AUX SOINS FACILEMENT ET RAPIDEMENT. "
Elle doit être placée sous l'égide du préambule
de la constitution qui impose à l'Etat de protéger la santé des
citoyens et cela doit être clairement écrit. " De même, il doit
être écrit que celui qui empêcherait l'accès aux soins d'un malade
en crise se mettrait en infraction avec plusieurs lois et pourrait
être poursuivi Il s'agit entre autres de la loi de non-assistance
à personne en danger, la loi contre le délaissement, la loi contre
la mise en danger de la vie d'autrui. ¢
CET ACCES DOIT ETRE EXCLUSIVEMENT MOTIVE PAR DES
MOTIFS SANITAIRES QU'IL S'AGISSE D'UNE HOSPITALISATION A LA DEMANDE
D'UN TIERS (DEMANDEE PAR LES PROCHES) OU D'OFFICE (DEMANDEE PAR
UNE INSTANCE PUBLIQUE EN CAS D'ABSENCE DE PROCHES ).
Comme dans le cas de l'hospitalisation à la demande
d'un tiers de la loi actuelle, il faudra que soit constaté par
un médecin le besoin pressant de soins et l'incapacité du patient
à y donner un consentement libre et éclairé, du fait même de la
maladie. ¢
LA DANGEROSITE, L'ATTEINTE A L'ORDRE PUBLIC ETC…
NE PEUVENT EN AUCUN CAS JUSTIFIER UNE HOSPITALISATION, SAUF LORSQU'ELLES
SONT CLAIREMENT IDENTIFIEES COMME DES MANIFESTATIONS TARDIVES
DE LA MALADIE.
En corollaire, l'absence de dangerosité et d'atteinte
à l'ordre public ne doit en aucun cas empêcher les soins. ¢
LE MEDECIN QUI ESTIMERA QUE LE BESOIN DE SOINS N'EST
PAS PATENT ET/OU QUE LE JUGEMENT DU MALADE N'EST PAS ALTERE, DEVRA
JUSTIFIER SA POSITION SUR LE CERTIFICAT AU MEME TITRE QUE LE MEDECIN
QUI PENSE L'HOSPITALISATION JUSTIFIEE.
Ceci est un point nouveau, actuellement le médecin
qui refuse de signer un certificat n'a pas à fournir d'explication.
Suite...
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