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LE LIVRE VERT
DEUXIEME PARTIE
SCHIZOPHRENIE : CE QUE PROPOSE SCHIZO ?… OUI !
POUR ASSURER UNE VIE MEILLEURE AUX PERSONNES MALADES
CHAPITRE V : CREER DES CONDITIONS DE VIE ADAPTEES
A CHAQUE CAS.
Voilà le point de rencontre du social et du médical
et on y constate l'intervention de multiples acteurs. Les réponses
que chacun essaye d'y apporter, soit au titre du secteur public
de psychiatrie, soit au titre des municipalités, des services
sociaux, soit par des initiatives associatives, sont toutes à
respecter y compris celles des familles isolées. Les familles,
qui paient un lourd tribut à l'accompagnement, réclament à corps
et à cri " des structures ".
Mettant la main à la pâte, elles sont, comme les
soignants, à l'origine d'intéressantes initiatives qui vont du
club de loisirs, à l'accompagnement des familles et au service
d'accompagnement et de suite des patients vivant chez eux . Elles
ont créé des foyers, des appartements associatifs et autres "
pensions de famille " ; elles ont ouvert des CAT (Centres d'Aide
par le Travail) et des maisons de retraite. Devant ce foisonnement
et, il faut le dire, cet éparpillement, "
Schizo ?...Oui ! " a choisi, avant d'aller plus
loin, de réfléchir aux principes que devraient respecter les actions
lancées dans ce domaine.
1. QUELQUES PRINCIPES.
i. Tout handicapé a des droits (à des ressources,
au logement, à la compensation des incapacités au quotidien, à
une vie autonome) que la communauté doit tendre à satisfaire.
ii. C'est aux solutions et aux structures (au sens
large) à s'adapter à la personne handicapée et non à la personne
handicapée de s'adapter aux solutions existantes. En matière de
handicap psychique, il n'y a pas de handicap standard, donc il
n'y a pas de solution standard. Il n'est pas admissible que la
personne handicapée soit rejetée sans solution dans la nature
(c'est à dire au mieux chez ses parents), parce que son handicap
est trop grand ou gênant. La mise en place de structures adaptables
sera moins coûteuse que celle de structures rigides.
iii. Le handicap varie au cours du temps, malgré
cela la personne handicapée a droit à une vie stable. Elle n'a
pas à être promenée à travers la France au gré des décisions de
la DRASS.
iv. L'accueil de la personne schizophrène par ses
proches peut être recommandé à certains moments ; dans ce cas,
leur rôle doit être officiellement reconnu comme celui d'une famille
d'accueil.
v. La connaissance du handicap psychique par les
responsables (ARH, COTOREP, DRASS etc...) doit être améliorée.
La gestion comptable du problème n'est ni suffisante, ni satisfaisante.
vi. Trois populations demandent une attention particulière
: les malades devenus handicapés physiques (à la suite, par exemple
d'une tentative de suicide), ceux sous main de justice et les
SDF .
vii. Les patients doivent être étroitement associés
à l'élaboration des solutions qui les concernent. A G., des patients
avaient été étroitement associés à la création d'appartements
thérapeutiques et à l'élaboration du règlement intérieur. Devenus
locataires de ces appartements, ils ont volontiers collaboré à
leur gestion. Mais ces pionniers ont été remplacés et les nouveaux
usagers n'ont pas montré la même motivation (comm. pers.)
Suite...
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