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LE LIVRE VERT
DEUXIEME PARTIE
SCHIZOPHRENIE : CE QUE PROPOSE SCHIZO ?… OUI !
POUR ASSURER UNE VIE MEILLEURE AUX PERSONNES MALADES
CHAPITRE V : CREER DES CONDITIONS DE VIE ADAPTEES
A CHAQUE CAS.
9. NOS PROPOSITIONS : LA RECONNAISSANCE DE PERSONNE
HANDICAPEE PAR LA COTOREP.
i. Le handicap ne doit pas être confondu avec l'incapacité
à travailler. Ce sont des notions différentes. Ainsi, un aveugle
est reconnu handicapé à 100% même s'il travaille. En conséquence,
un vague espoir de guérison, inspiré par la méthode Coué, ne doit
pas conduire à différer la demande de reconnaissance pour les
personnes handicapées psychiques.
ii. Les formulaires de la COTOREP doivent être revus.
Les incapacités liés aux troubles psychiques doivent être aisément
identifiables. La référence a une échelle d'autonomie serait intéressante
(ex. Vidon, 2000).
iii. La rédaction du Guide Barème devrait être remaniée.
De façon à ce que les incapacités dont souffre chaque individu
puissent être évaluées plus précisément.
iv. Il faudrait mettre au point des échelles d'évaluation
de l'autonomie ou de l'adaptabilité. Elles peuvent être des instruments
utiles, mais il faut savoir dans quel but, bénéfique pour le patient,
on est en droit de les utiliser.
v. Tous les psychiatres doivent être formés à évaluer
correctement le handicap. Ce n'est pas le cas actuellement. C'est
encore plus nécessaire pour les experts psychiatres.
vi. Les représentants des usagers doivent être plus
nombreux dans les commissions. Ils devraient y être majoritaires.
10. NOS PROPOSITIONS : LES RESSOURCES.
i. L'AAH doit être indexée sur le SMIC. A concurrence
de 80%, comme le réclame - en vain - le Comité d'entente des personnes
handicapées.
ii. La réduction de l'AAH à partir du 61ème jour
d'hospitalisation est une iniquité. Les patients paient déjà le
forfait hospitalier comme tous les autres citoyens. Pourquoi les
taxer deux fois ? Justifier cette réduction en disant que l'AAH
est une libéralité de l'Etat que celui-ci accroît ou diminue sur
des critères dont il est le seul maître, est peut-être juridiquement
valable. C'est humainement indigne.
iii. Refuser l'accès de la CMU aux titulaires de
l'AAH est une mesquinerie financière inacceptable. Sur ce point,
nous rejoignons Mme Grzegrzulka, députée de l'Aisne.
iv. Face à des personnes très peu autonomes, l'attribution
de l'allocation " tierce personne " ne devrait pas être exceptionnelle
comme c'est le cas aujourd'hui. Elle devrait être attribuée, comme
le permet la loi, aux parents quand ils assurent l'aide à la vie
quotidienne que le malade soit chez eux ou dans un logement autonome.
v. L'allocation d'autonomie devrait être accordée
même lorsque le logement de la personne handicapée, distinct de
celui des parents, est la propriété de ces derniers. En effet,
dans certaines villes au parc locatif réduit ou coûteux, acheter
le logement est le seul moyen que des parents ont, quand ils le
peuvent, pour assurer l'autonomie du malade (" et éviter une cohabitation
délicate " Bungener, 1995). Il ne s'agit pas de spéculation foncière.
vi. La récupération des allocations du vivant de
la personne handicapée à l'occasion d'un retour à meilleure fortune
doit être abandonnée. C'est la demande des associations du Comité
d'Entente des Personnes Handicapées
Suite...
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