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LE LIVRE VERT
CONCLUSION PROGRAMME
Nous espérons avoir fait vivre, par cette étude,
une population humaine, diverse, nombreuse et souffrante, celle
des personnes atteintes de schizophrénie et handicapées du fait
des déficiences que cette maladie entraîne et des incapacités
qu'elle suscite.
Toutefois, il ne faut pas oublier aussi qu'il existe
des schizophrénies plus légères, largement méconnues en France
du fait que le diagnostic n'y est porté que tardivement, quand
la chronicisation est devenue flagrante.
i. Cette façon de faire tire son origine de l'image
inconsciente très négative que de nombreux psychiatres ont de
la maladie : la stigmatisation commence dans leur tête. En retour,
cette pratique contribue largement à donner une image dépréciative
de la maladie dans la population.
ii. Cette habitude n'est pas universelle : il existe
de nombreux pays où le diagnostic est donné très vite. De ce fait,
les évolutions favorables sont plus aisément enregistrées.
iii. Pour changer cette image très sombre de la
maladie, une campagne d'information s'impose.
Le handicap entraîné par la maladie est généralement
lourd, mais il ne doit pas faire oublier la maladie elle-même
et les soins contraignants qu'elle exige toute la vie. Ainsi,
le premier droit des personnes schizophrènes est de pouvoir accéder
aux soins facilement, rapidement et sans drame.
i. Cela est vrai au début de la maladie : elle doit
être détectée dès que possible et les intervenants primaires doivent
être formés à la suspecter.
ii. Dans le cas d'une évolution chronique, ce droit
à un accès aux soins rapide doit être garanti même quand le malade
" perd la raison " au cours d'une crise psychotique, et qu'inconscient
de son état, il est dans l'incapacité de les solliciter. L'Etat
doit garantir ce droit.
LA PEUR DES HOSPITALISATIONS ABUSIVES N'A PAS DE BASE REELLE
: IL FAUT LUI TORDRE LE COUP EN MEME TEMPS QU'A LA PEUR DU FOU.
ELLE DOIT FAIRE PLACE A LA COMPASSION ET AU RESPECT.
Suite...
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