Certains
troubles mentaux, parfois transitoires, coupent les malades
de la réalité, les empêchant de se rendre
compte de leur état et de solliciter des soins. Conformément
au préambule de la Constitution, à la charte de
l'Union européenne, et l'article L 1110-1 récemment
introsuit dans le code de la santé ( "la droit fondamental
à la protection de la santée doit être mis
en oeuvre par tous les moyens disponibles au bénéfice
de toute personne"), nous voulons pour ces personnes, qui
sont des citoyens comme les autres, un accès aux soins
précoce, aisé et respectueux. Retarder les soins,
c'est laisser s' aggraver la maladie,avec des conséquences
importantes pour les malades(passages à l'acte, suicides,
infirmités et autres séquelles) et pour l'entourage
confronté à des situations inquiétantes.
Respecter les malades, c'est intervenir tôt,avant que
la situation ne s'aggrave ou devienne tragique.
La loi actuelle( du
27 juin 1990) ne prend en compte que les situations tardives,
quand l'hospitalisationest devenue nécessaire et (ou)
quand la situation devient dangereuse pour les personnes ou
l'ordre public. Or, en retardant les soins, elle contribue elle-même
à créer ces situations. C'est pourquoi nous souhaitons
sa révision pour qu'elle corresponde mieux aux besoins
des malades et aux possibilités thérapeuthiques
actuelles. Pour cela, il faut une volonté politique.
Souffrir
d'une maladie mentale, être soigné en milieu psyhiatrique
n'est pas honteux. Trop d'idées fausses circulent encore
sur ces maladies, les médicaments, les soins. Une campagne
nationale d'information s'impose.
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