<<<<<<< SIGNONS LA PÉTITION >>>>>>> POUR UN ACCÈS POUR TOUS À LA CONSULTATION D’UN PSYCHOLOGUE EN FRANCE

mai 19, 2014 · Classé sous accès aux soins · Commentaires fermés sur <<<<<<< SIGNONS LA PÉTITION >>>>>>> POUR UN ACCÈS POUR TOUS À LA CONSULTATION D’UN PSYCHOLOGUE EN FRANCE 

Cette pétition est importante !

Elle vient soutenir le résultat d’un travail de recherche qui a démontré clairement que le travail des entretiens des psychologues représente une véritable solution d’économie pour la sécurité sociale : diminution des arrêts de travail, des effets sur la santé, etc.

Cela vous prendra moins d’une minute.
Cliquez ci dessous et signez la pétition :

http://www.avaaz.org/fr/petition/MINISTRE_DES_AFFAIRES_SOCIALES_ET_DE_LA_SANTE_

UN_ACCES_POUR_TOUS_A_LA_CONSULTATION_DUN_PSYCHOLOGUE_EN_FRANCE/?tQatybb

Merci d’avoir pris ce temps.

Elections présidentielles

mars 1, 2012 · Classé sous Droit des malades, Lettre ouverte · Commentaires fermés sur Elections présidentielles 

Mesdames les candidates, Messieurs les candidats aux élections présidentielles,

La schizophrénie touche 600 000 personnes en France. Si certaines conséquences spectaculaires de sa mauvaise prise en charge font périodiquement la une des journaux, elle demeure mal connue du public. La mortalité qu’elle entraine, son coût social exorbitant sont passés sous silence et notre système de santé la traite mal comme le montre le rapport de la Cour des Comptes sur le plan Santé Mentale 2005-2008 (publié en décembre 2011).

Schizo ?…Oui ! Faire face à la schizophrénie est une association nationale, agréée et subventionnée par le Ministère de la Santé. Elle regroupe des patients souffrant de schizophrénie, leurs familles et des citoyens avertis. Elle est la seule association nationale d’usagers qui nomme cette maladie par son nom internationalement reconnu.

Nous n’aborderons pas ici toutes les questions se rapportant à cette maladie. Toutefois, nos adhérents sont intéressés par les propositions de politique de santé mentale que vous vous engagez à appliquer si vous êtes élu (e) et en particulier vos propositions concernant l’immense problème que représente l’accès aux soins des patients qui, atteints de schizophrénie, sont inconscients de leur état (anosognosie psychotique).

La première constatation est que la moitié de ces personnes, soit environ 300 000 citoyens, n’ont aucun accès aux soins pourtant indispensables. Envisagez-vous une campagne d’information ?

Le défaut de soins est à l’origine de suicides, de clochardisations, de surpopulation carcérale des malades et parfois d’atteintes à l’ordre public. Avez-vous un objectif chiffré de baisse de ces populations marginalisées ? Devra-t-on attendre encore longtemps pour que les SAMU soient impliqués en psychiatrie et pour que les forces de l’ordre et les pompiers interviennent sans attendre la délinquance ?

Que comptez vous faire pour supprimer les déserts médicaux psychiatriques et ramener à leur métier de base les médecins spécialisés en psychiatrie ? Certains pratiquent des psychothérapies « de confort » qui sont remboursées les yeux fermés par la sécurité sociale alors que les services publics de psychiatrie peinent à recruter leurs psychiatres. Ferez-vous le nécessaire pour que les psychothérapies reconnues nécessaires et confiées à des psychothérapeutes diplômés soient remboursées par la sécurité sociale comme c’est le cas dans d’autres pays ? Agirez-vous pour que la qualité des soins soit partout en France conforme aux recommandations  nationales et internationales ?

Comment sécuriserez-vous le parcours de soins ? Que ferez-vous pour les malades qui, non hospitalisés mais toujours incapables de se savoir malades, ne peuvent assurer leur propre sécurité sanitaire ? Imposerez-vous les soins sans consentement en ambulatoire prévus par la loi du 5 juillet 2011 ? L’éducation thérapeutique des patients, la psychoéducation des proches ont fait très largement la preuve de leur efficacité. Comptez-vous les généraliser ? Dans quel délai créerez-vous les structures intermédiaires prévues il y a 30 ans, lors de la fermeture de milliers de lits en psychiatrie, pour accueillir les patients les plus dépendants ?

Nous comptons sur vos actions et attendons vos réponses avant le 15 avril.

Recevez, Mesdames les candidates, Messieurs les candidats, nos respectueuses

salutations citoyennes.

la présidente, les membres du bureau et du conseil d’administration,
les chargés de mission.

Internet et santé mentale

octobre 31, 2011 · Classé sous politique de santé mentale · Commentaires fermés sur Internet et santé mentale 

Sur Internet, tout le monde peut trouver aujourd’hui des informations, conseils, pré-diagnostics, concernant les troubles psychiques. Les groupes de discussion et « blogs » entre malades sont de plus en plus utilisés. Les psycho-thérapies en ligne commencent à se développer dans le domaine des thérapies cognitivo-comportementales. L’enseignement à distance se diffuse pour les étudiants en psychiatrie, et peut être utilisé en formation continue par tous les professionnels du secteur de la santé mentale. Grâce aux réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Yahoo,…) l’information peut circuler à distance sur les téléphones mobiles, et atteindre des publics éloignés du corps médical, en zone rurale, en situation de guerre, dans les pays en voie de développement.

Très développés en Amérique du Nord, ces outils sont appréciés des usagers à la recherche d’une information concrète, peu coûteuse, indépendante de celle qui serait délivrée par les soignants. L’information peut se répandre et contribuer à réduire la stigmatisation des maladies mentales, elle favorise la prévention en permettant les diagnostics précoces. Il semble que les blogs de patients inspirent confiance, parce qu’ils reposent sur des témoignages vécus. Par ailleurs, certains sites d’information sont nourris par des Laboratoires Pharmaceutiques vantant les mérites de leurs molécules. Les diagnostics et psychothérapies portent sur des cas ordinaires, « moyens », incapables de cerner la diversité des situations et des personnalités. A la longue, les usagers des thérapies en ligne se plaignent du manque d’interaction humaine. Deux problèmes fondamentaux se posent : la qualité des informations, leur appropriation au cas particulier d’un patient et à l’évolution de ses attentes.

La qualité des informations médicales accessibles sur les sites officiels français est contrôlée par le Ministère de Santé, mais la consultation de sites étrangers est hors de contrôle. Les Forums et Blogs, en France et ailleurs, sont librement créés et consultés. C’est le cas de http://www.doctissimo.fr/ qui offre une gamme complète de documents.

Ces nouveaux outils d’information peuvent compléter l’offre de soins, à condition que les patients-internautes ne perdent pas leur esprit critique, et sachent nouer une alliance thérapeutique durable avec des professionnels de la santé mentale accessibles dans leur environnement.

Source : Conférence de Christophe Herbert (coordonnateur de recherche à l’Institut universitaire en Santé Mentale Douglas. Université de MacGill ) au Centre hospitalier Sainte Anne de Paris le 7 juin 2011. Visible sur le sute  Vimeo/Psycom75

pour une loi d’accès aux soins, prélude d’un plan de santé mentale

mai 9, 2011 · Classé sous accès aux soins, Droit des malades · Comment 

En 2008, notre association a pris parti sans hésiter[1] contre les mesures sécuritaires et discriminatoires, annoncées par le Président de la République à l’encontre des malades psychiatriques, auteurs de délits et de crimes.

Par ailleurs, depuis 2006[2], nous prônons la suppression de toute loi spécifique destinée à règlementer l’accès aux soins dans les services de psychiatrie. A notre avis, les dispositions des chapitres L. 1110 et L. 1111 du code de la santé publique[3] suffisent pour garantir aux malades un accès aux soins respectueux de leurs droits, en psychiatrie comme dans les autres services hospitaliers. A contrario, l’existence d’une loi spécifique nous paraît contre productive et délétère car elle semble justifier la méfiance que le public éprouve à l’égard des soins en psychiatrie.

— Dans ces conditions, pourquoi notre association ne demande-t-elle pas, comme d’autres, le retrait de la loi actuellement en discussion sur la prise en charge des personnes atteintes de troubles psychiatriques ?

— Parce que le retrait du projet de loi maintiendrait en vigueur la loi du 27 juin 1990. Or cette loi n’est pas satisfaisante : elle ne garantit aux malades ni l’accès aux soins, ni leur continuité, elle livre trop d’entre eux à la prison et à la rue[4].

Fallait-il attendre pour changer les choses l’élaboration du vaste « Plan Santé Mentale » que nous appelons de nos vœux ? Cela nous a paru trop aléatoire. Nous avons donc choisi d’amender le texte gouvernemental en proposant de nombreuses modifications. Nous constatons que l’Assemblée Nationale a amélioré le texte qui lui était soumis y compris dans sa partie la plus critiquable, relative aux soins sans consentement à la demande du représentant de l’Etat. Mais ce n’est pas suffisant. D’autres modifications sont nécessaires et possibles. Il revient aux sénateurs de les inclure dans la loi.

Nous faisons confiance aux parlementaires pour que, oubliant leurs rivalités, par respect pour les malades, leurs besoins et leurs souffrances, ils élaborent ensemble un texte qui soit à la fois humain, respectueux des droits des personnes et facile à mettre en œuvre.

(communiqué de presse du 4 mai 2011)


[1] Communiqué de presse du 28/12/2008 sur le site www.schizo-oui.com

[2] Sur notre site, consulter : 2006, Psychiatrie : Accès aux soins des personnes incapables de consentir. Un droit pour le malade, un devoir pour la société. I Constats II Propositions. Schizo-Infos n°2 et 3 ISNN 1950 4004

[3] Chapitres intitulés respectivement « Droits des malades et des usagers du système de santé » et « Information des usagers du système de santé et expression de leur volonté ».

[4] Voir les nombreux rapports écrits à ce sujet

Pour une politique de santé mentale rénovée en Ile-de-France

janvier 16, 2011 · Classé sous accès aux soins, politique de santé mentale · Comment 

Un Plan Stratégique Régional de Santé est en cours de conception dans chaque Agence Régionale de Santé (ARS). Il concerne directement les associations d’usagers en santé mentale, domaine où l’action gouvernementale n’est pas à la hauteur des besoins, depuis plusieurs années. L’approche de Schizo-Oui a alimenté un Groupe de Travail Psychiatrie au sein du Collectif Interassociatif Sur la Santé d’Ile de France (CISS-IdF). Il propose un Plan de Santé Mentale régional pour satisfaire les besoins concrets des usagers. Notre argumentation et nos propositions d’action sont décrites dans un document de 10 pages qui sera bientôt affiché dans notre site Web. Voici un résumé du document.

Les problèmes identifiés par les associations d’usagers sont nombreux : difficultés d’accès aux soins, défaut d’aide en cas d’urgence, manque de continuité des soins et abandons de patients (les « perdus de vue »), aléas du diagnostic et de la prise en charge, entourage délaissé, méconnaissance des droits de l’usager en cas d’absence de consentement.

De multiples facteurs expliquent ces insuffisances : la sous-estimation de la part des maladies psychiatriques (30% de la population d’Ile-de-France) et des budgets nécessaires pour y faire face, les effets coûteux de tout retard dans la délivrance des soins, les inégalités géographiques de l’offre, l’hétérogénéité des activités et les files d’attentes des CMP (publics gratuits), le défaut de coordination entre les acteurs, la mosaïque des soins spécialisés opaque et méconnue des usagers, les dépassements d’honoraires en libéral. Globalement on constate l’excès de pouvoir de l’offre qui ignore les besoins locaux de la population. Lire la suite

L’accompagnement au long cours des personnes souffrant de troubles psychiques

février 3, 2010 · Classé sous accès aux soins, politique de santé mentale · Comment 

1.    Une  nécessité pour la personne et son entourage.
Cette maladie chronique aux manifestations variées et variables dans le temps  a bénéficié de l’évolution des techniques de soins depuis plusieurs décennies. Aujourd’hui, les hospitalisations sont réservées aux moments de crise aigüe, imprévisibles. L’essentiel du parcours se déroule en dehors de l’hôpital, par des soins ambulatoires et des actions de réhabilitation psychosociale. L’entourage reste la structure la plus  durable tout au long de la vie du patient, mais ne sait pas comment l’accompagner sans le perturber, au risque d’épuiser toute son énergie. La famille est souvent désemparée, ne sait pas à qui s’adresser, éprouve une grande difficulté à se repérer dans les offres de prestations. Le patient et son entourage ignorent quels sont les centres de référence validés pour le diagnostic initial et les bilans périodiques, la réalisation des prescriptions thérapeutiques,  l’accompagnement psychosocial au long cours. Ils sont livrés au hasard des rencontres de  prescripteurs successifs. La trajectoire de soins d’un patient est faite d’espoirs, de rechutes, de répétitions, de découragement ou de perte de confiance.

2.    Impliquant un changement de regard des soignants La chronicité implique de considérer le patient autrement. Il n’est pas seulement un malade (de l’esprit et/ou du corps) affecté d’un ensemble de signes cliniques ponctuels, mais aussi une personne humaine réagissant aux relations thérapeutiques vécues aujourd’hui et hier. Sa vision des soignants et des structures de soins, au sein de son univers et de la représentation qu’il a de lui-même, résulte en grande partie de son expérience passée des soins et de sa vie dans la cité (pauvreté, discrimination, exclusion…). Les récits de vie des personnes  ayant parcouru ce long trajet, sont très enrichissants pour d’autres patients, leur entourage et les soignants (ref. « Vivre et dire sa psychose » ed. érès, Paris sept 2007). Plusieurs acteurs influençant le parcours sont à prendre en compte par le soignant : le « malade », ses proches qui l’ont connu avant sa maladie et suivent de près son évolution, les autres intervenants du système de soins (ref « Schizophrénie : analyser et comprendre le rétablissement » Sylvie NOISEUX, revue Santé Mentale n°120 septembre 2007) même s’il a été victime de nomadisme institutionnel, balloté d’un prescripteur à l’autre. Selon Henri Laborit, « un malade traîne avec lui non seulement son environnement social immédiat mais aussi tout son apprentissage existentiel inconscient, tous ses jugements de valeur, ses préjugés. Il fait sa maladie avec tout cela, parce que c’est avec tout cela qu’il négocie avec son environnement d’une façon efficace ou non… ».
La finalité des soignants, est de mettre en valeur le potentiel et les ressources de la personne plutôt que les déficits engendrés par les épisodes de sa maladie.Les cliniciens en sont bien conscients, mais le système de santé ne leur facilite pas la tâche.

3.    Quelles sont les réponses de l’offre de soins à ces besoins chroniques ? Lire la suite

Lettre ouverte au Président de la République Française

mars 4, 2009 · Classé sous Non classé · Commentaires fermés sur Lettre ouverte au Président de la République Française 

Suite au discours du Président Nicolas Sarkozy à Antony (92) le 02 décembre, Schizo-oui adresse une lettre ouverte au président : lettre-ouverte-au-president