Si un proche, par exemple votre enfant, est en crise

avril 29, 2020 · Classé sous Conseils, Crise, Non classé · Comment 

Votre enfant est effrayé par ce qui lui arrive, comme vous l’êtes aussi. Il est tout à fait perturbé, ne pouvant se résoudre à ce que vous trouvez raisonnable de faire : qu’il prenne les médicaments qui ont pu lui avoir été prescrits, qu’il consente à être vu par un médecin.
Il faut le persuader, mais vous n’y arrivez pas. Il ne peut se résoudre à rien. Tout paraît se dérègler. Impossible, dans ces conditions, de trouver une solution.

De quels arguments disposez-vous ?
Rétablir l’espoir : on peut tout à fait retrouver la stabilité de son esprit. Alors tout ira beaucoup mieux.
Notre équilibre étant le résultat d’actions conjointes ou antagonistes de sécrétions biologiques, le dosage de ces actions peut devenir anormal, cela arrive ! Un médicament peut-il remédier à un déséquilibre de cet ordre, au moins momentanément ? Oui, bien sûr ! Est ce que ça ne vaut pas la peine d’essayer ?
Ce sera long ? Le temps qu’il faudra, on vivra avec et tout ira mieux!
Les médicaments aident à supprimer les souffrances qu’on endure, cela ne vaut-il pas la peine de les essayer, au moins le temps qu’il faut, et voir ces souffrances disparaître ? Donc, on ne s’en prive pas ! Et pour se prouver leur efficacité, pourquoi ne pas tenir un cahier de notes? On y écrit les prises de médicament (jour, heure, nature, quantité), et l’état dans lequel on se sent, évalué avec une note de 1 à 10. On verra bien alors si c’est bien vrai qu’ils sont actifs, apportent un mieux être et un soulagement. Il faut un peu de temps pour constater leur action, mais on va constater qu’un progrès apparaît, et se développe.  Cette technique du cahier de notes, vous pouvez l’aider à la conduire.

Désemparé, votre enfant a un immense besoin de se savoir écouté et compris. Faites lui décrire un peu ce qui lui arrive. Il vous dira par exemple, qu’il entend des voix : aidez le à vous en faire le récit, aidez-le aussi à en prendre note, autre chapitre possible d’un cahier. Assurez le que vous le croyez absolument. C’est vrai qu’il entend des voix, et vous comprenez bien que n’importe qui puisse être extrêmement perturbé par ça. Rien de plus naturel aussi que de tenter de fuir l’emprise des voix. Que sont-elles ? Peut-être une illusion fabriquée par le cerveau, par la maladie. Alors, cherchez à ne plus les écouter puisqu’elles vous tourmentent ! Est-ce que les autres les entendent aussi ? Est ce que les voix disent la vérité ? Pour y voir plus clair, ne faudrait-il pas noter quand et où elles se sont manifestées, dans quelles circonstances, et essayer de savoir si elles ne seraient pas qu’une illusion à écarter ?
Qu’il les entende, oui ! Proposer votre aide, pour prouver que ces voix lui mentent. Vous croyez tout à fait qu’il entend des voix, vous comprenez que c’est horrible, mais vous, vous ne les entendez pas et vous allez l’aider à constater que ces voix menteuses sont à oublier.

Entourer votre enfant d’un réseau de bienveillance bien plus important que celui habituel, de manière à lui faire comprendre que malgré tout, il peut toujours avoir la plus grande confiance en vous, peut compter sur vous et sur ce que vous pouvez suggérer. Il vous oppose une résistance et un désespoir ? Ne l’obligez à rien, dites lui toujours que vous êtes très attentif à ce qu’il ressent, que vous comprenez et que vous ne voulez que l’aider chaque fois qu’il en a besoin.
Les gestes les plus simples et les plus anodins, qui témoignent de votre sympathie sont les mieux compris. Leur portée est beaucoup plus considérable qu’on croit : offrir un chocolat, un simple verre d’eau ou de tisane, quelques fleurs, prend une importance qu’on ne peut imaginer à priori. Ils font de petits miracles. Essayer les souvent, captez sa confiance, soyez patient.
Votre enfant sombre dans la dépression et vous sentez que, sans soins, il s’éloigne de plus en plus d’une vie normale.
Sans doute n’arriverez vous plus à le persuader de prendre les médicaments qui lui ont peut-être été déjà prescrits, Vous constatez votre impuissance à l’aider, et lui voit ses tourments s’amplifier. Pourquoi ne demanderiez vous pas à votre médecin de famille, ou à un psychiatre, de lui consacrer le temps d’une longue consultation pour que l’un ou l’autre obtiennent son consentement à une hospitalisation de durée suffisante pour le remettre sur pied. Vous trouveriez un établissement proche de chez vous, où vous pourriez venir facilement lui rendre visite.
Comme pour n’importe quelle autre maladie, on doit envisager un séjour en hôpital ou clinique, chose tout à fait naturelle, même si cette perspective est difficile à accepter par quelqu’un qui ne raisonne plus et voit tout en noir. Bien entendu, si vous avez le choix, vous vous déciderez pour un établissement de réputation établie pour les soins spécialisés aux malades psychiques.
Renseignez-vous sur ces établissements, inquiétez vous de ce qui s’y passe. Si votre enfant s’y sent mal, il sera peut-être tenté de s’enfuir. Les tentatives de le retrouver dans la panique, l’affolement de tout le monde feraient perdre un temps précieux. Essayer de savoir du personnel hospitalier combien de temps durera son séjour. Trouvez l’occasion de dire que vous comptez bien vous occuper, avec eux, de préparer sa sortie, trouver un point de recueil et de consolidation. Ce peut être chez-vous ou en un autre endroit, mais pas trop loin de chez vous afin que vous puissiez suivre les choses de près. Et là encore, vous devrez vous occuper soigneusement de la suite.

Assurez-vous qu’il ait au moins pu bénéficier d’une véritable « éducation thérapeutique », qui lui rende familières les habitudes indispensables de prise régulière de médicament et lui donne les éléments pour réussir la sortie d’hôpital.
Des médicaments et doses d’emploi, on peut toujours discuter, mais il faut les prendre. On a le droit de questionner son psychiatre sur l’adéquation du médicament à un état et un degré de tolérance qui peuvent évoluer. Il peut toujours changer de médicament s’il est mal toléré ou n’a pas d’effet sensible. Eventuellement, on a même le droit de changer de psychiatre si on ne peut absolument pas s’accorder avec ce qu’il propose.
Votre enfant a été admis dans un établissement de soins. La sortie de l’hôpital, ou de la clinique étant d’une extrême importance, elle doit être très bien préparée, le mieux serait de s’entourer d’un faisceau de compétences: le concours d’un médecin, d’un psychologue, d’une assistance sociale est indispensable.
Comme il faut éviter à tout prix la rupture des soins, il s’agit d’établir un retour progressif à la vie normale. Quand le prévoit-on, comment, avec quels buts et quelles perspectives de vie scolaire ou universitaire, de reprise d’activité, avec quel projet de vacances et de repos, quel traitement psychologique de rétablissement si nécessaire, quelle réhabilitation. C’est tout un monde nouveau qu’il faut imaginer et construire.

Mais ceci est pour plus tard. Pour l’instant, vous avez à persuader à tout prix votre enfant d’accepter qu’on le soigne, l’accompagner le plus possible, le rassurer toujours.
Si vous n’arrivez à rien, à un certain moment, il peut se faire que vous deviez considérer qu’il y a une urgence absolue de sortir d’une impasse dont le risque n’est plus gérable.  Alors intervenez vite: alerter votre médecin, et/ou les services d’urgence pour que soit organisée une hospitalisation, consentie ou pas. Accompagnez votre enfant autant que vous le pouvez et rassurez le. Demandez de ses nouvelles très régulièrement, allez le voir aussi souvent que vous pourrez, en lui apportant des petits cadeaux, chocolats, jus de fruits, des choses qu’il aime. Il faut se résoudre à l’hospitalisation comme cela peut arriver pour beaucoup d’autres maladies.

Il vous sera difficile de coller au programme esquissé ci-dessus, mais tentez de réaliser un peu de ce qu’il préconise, et dans le même esprit, vous verrez que cela vous aidera.

Objectifs

mai 5, 2020 · Classé sous Non classé · Comment 

Objectifs

Nos objectifs prioritaires

Pour Aider les patients et leurs proches

au moment où la maladie se déclare,

après les premiers soins, pour le retour à la vie normale,

éviter rechutes, ruptures de parcours et favoriser la réinsertion.

Schizo?…Oui! se tient informée et renouvelle son information sur

la maladie, ses manifestations, sa diversité,

le ressenti et les besoins des patients à tous les stades de son évolution,

les dispositifs de soins et d’assistance sociale qui existent,

la nature des soins: consultations, médicaments, aide psychologique, aide sociale

Ces données évoluent rapidement avec le progrès des connaissances. Pour Schizo?…Oui!, leur diffusion peut précipiter les changements qui feront reculer l’occurence des manifestations graves de la maladie et diminueront ses conséquences les plus néfastes.

Pour notre association, voici l’essentiel:

un dépistage précoce, un diagnostic et une prise en charge rapides, avec des techniques modernes et efficaces (médicaments, soins psychiques),

un véritable suivi des patients adapté à la gravité reconnue de cette maladie pour laquelle la qualité quelquefois discutable des prises en charge, la rupture des soins, l’absence de préparation au retour à la vie sociale sont prédictifs de chronicité, de reprises des crises, d’une perte de chances de plus en plus jugée comme intolérable car évitable aujourd’hui.

un respect du droit: celui des patients et des dispositions légales existantes pour les soins et l’intégration sociale.

une solidarité de proximité qui dédramatise cette maladie si particulière et substitue à la méfiance la bienveillance si nécessaire à la rémission et à une intégration sociale réussie

L’association développe ses relations avec les organismes publics, ceux de la recherche, de l’aide sociale, et avec les fondations et associations qui concourent aux progrès des connaissances sur la maladie mentale et les soins, à l’aide aux malades et aux familles. Elle fait partie du Collectif Schizophrénie.

C’est une tradition, pour l’association, que de réunir des fonds destinés à des recherches sur la maladie, et témoigner ainsi de l’intérêt et des encouragements que ses adhérents destinent aux chercheurs.

  1. Obtenir un développement des recherches en vue d’une meilleure connaissance de la maladie, d’un dépistage plus précoce et de la mise au point de soins de mieux en mieux adaptés, ces recherches devraient devenir une priorité nationale à la hauteur du problème sanitaire et social posé,
  2. Former les malades et les proches à la gestion de la maladie, afin en particulier d’éviter les rechutes et de permettre une bonne qualité de vie,
  3. Veiller au respect des droits des personnes concernées, notamment le droit à un accès aux soins facile, rapide et dédramatisé en toutes circonstances,
  4. Développer la solidarité de proximité et au plan international.

COVID 19 – PERMANENCES TÉLÉPHONIQUES 01 45 89 49 44

avril 11, 2020 · Classé sous Non classé · Comment 


     Pendant la période de confinement, vous  pouvez avoir plus de difficultés à trouver des solutions aux problèmes qui se posent à vous.
Pour mieux vous aider, nous avons augmenté la durée des perma
nences téléphoniques (01 45 89 49 44) du lundi, mercredi et vendredi après midi.
Elles débutent désormais à 13h30 et se terminent à 18h30.  
Vous pouvez aussi consulter:
pour la France entière, le site http://www.covidecoute.fr
soutien psychologique gratuit, via des méditations ou téléconsultations auprès de professionnels (psychiatres, psychologues) bénévoles.
De plus,
Si vous habitez l’Ile de France, le numéro gratuit 01 48 00 48 00
7j/7 de 13h à 21h, soutien psychologique, accompagnement des familles en téléconsultations de 30 minutes (https//www.psyidf.fr)
Vous disposez aussi des lignes d’écoute et de soutien du Psycom (http://www.psycom.org)

COVID19

avril 11, 2020 · Classé sous Non classé · Comment 

Bonjour à tous. Et d’abord n’oubliez pas

Respectez les gestes barrières:

  • Rester chez soi
  • Se laver les mains très régulièrement (30 secondes)
  • Tousser ou éternuer dans son coude
  • Utiliser un mouchoir à usage unique et le jeter
  •  Respecter les distances sociales : saluer sans se serrer la main



 

Zone de texte: Bonjour à tous. 

            Et d’abord n’oubliez pas :

Respectez les gestes barrières
– Rester chez soi
–	Se laver les mains très régulièrement (30 secondes)
–	Tousser ou éternuer dans son coude
–	Utiliser un mouchoir à usage unique et le jeter
–	 Respecter les distances sociales : saluer sans se serrer la main

SAMEDI 7 MARS : 14H45 – 17H30 – GROUPE D’ENTRAIDE « ENTRE NOUS, LIBRES PAROLES » POUR LES PROCHES

mars 5, 2020 · Classé sous Activités, Ile de France · Comment 

Rendez-vous : Chez Mme Marie-Agnès Letrouit 17 allée Louise Labé 75019 PARIS. Accès par le 61 avenue Simon Bolivar  code  interphone #0760# : attendre la réponse, pousser la grille à gauche, suivre les flèches. Accès au sas vitré du 17/19 : A0623. Dans le sas, chercher Letrouit pour activer l’interphone. Dans le jardin, le Bât 17 est à gauche. Entrer dans le hall : l’appt Letrouit est au rez de chaussée à gauche, face à l’ascenseur.

Transport en commun : métro : Pyrénées (ligne 11) ou Buttes-Chaumont (ligne 7bis) – Bus : 26 (arrêts Atlas ou Buttes Chaumont).

participation souhaitée: 2 €, tarif réduit pour les personnes ne payant pas d’impôts : 1 €.C

Ce qu’il faut savoir sur nos groupes d’entraide pour les proches : Cliquez-ici

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